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Jigoro Kano naquit le 28 octobre 1860 a Mikage, près de Kobe, dans le district de Hyogo. Il était le
troisième enfant de Jirosaku Mareshiba Kano, intendant naval du Shogun Tokugawa.
De santé fragile mais d'une intelligence très ardente, il fut surnommé
lorsqu'il était enfant "Nobe no Suke" d'après le nom d'un samouraï
(guerrier de haut rang) qui, comme lui, était fin et fragile.
Le
jeune Kano était brillant dans ses études mais, de par sa constitution
menue, il ne pouvait pratiquer les activités sportives de l'époque et
était continuellement confronté aux moqueries et aux mauvais
traitements de ses camarades plus robustes que lui. Il décida alors de
se fortifier physiquement en suivant un programme de développement
musculaire : la gymnastique et le base-ball.
C'est à partir de ce moment, alors qu'il était étudiant à l'Université
de Tokyo, qu'il décida d'étudier un style de Ju-Jitsu : le Tenjin
Shinyo-ryu, enseigné par maître Fukada Hachinosuke. Dans cette école,
ilétudiat les coups frappés : Ate-Waza, et les techniques de contrôle
:Katame-Waza. Il fut tout d'abord surpris puis ensuite passionné pour
cet art martial et progressa très rapidement car maître Fukada avait
peu d'élèves.
Jigoro Kano remonte dans le passé à l'heure où la jeunesse japonaise ne s'intéresse plus qu'au
moderne.
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En
1879, maître Fukada meurt et son fils âgés également peu après. Une
page est tournée pour Jigoro Kano, qui, sans abandonner ses études, se
met à la recherche d'un autre professeur.
Sous la direction de maître Likubo Tsunetoshi, il découvrit un style de
Ju-Jitsu apparaissant d'avantage comme un art, ainsi qu'une devise
qu'il fera sienne : "minimum d'énergie, maximum d'efficacité".
Il décida ensuite de faire une synthèse sur le Ju-Jitsu. Il se servit des documents et
manuscrits qu'il emprunta pour agrandir ses connaissances sur le Ju-Jitsu.
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En
1882, sa synthèse sur le Ju-Jitsu pris forme. Elle était rationnelle,
puisant ses racines dans ce qui s'était fait de mieux autrefois, dans
des écoles désormais oubliées de tous. Mais surtout, il entrevit que
les possibilités d'un art martial était bien au-delà du physique et
qu'entant qu'école de maîtrise de soi celui-ci pouvait être un moyen
d'élévation humaine, un levier pour le développement moral pour
l'individu comme pour la société.
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D'autres
y avait pensés avant lui, notamment Jikishin-ryu. Mais de par son rang
qu'il occupera dans la société, de par son talent pédagogique et sa
position communicative, Jigoro Kano aura l'impact nécessaire à la
popularisation de l'appellation, qui relit une idée généreuse et un
idéal élevé.
En remplaçant "Jitsu" par
"do", il sauva un vieil art martial de l'oubli en lui donnant une autre dimension.
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En
février 1882, le Judo "Kodokan", institut du grand principe, ouvrit ses
portes et fut un véritable laboratoire de recherches et de mis au
point. La première salle d'entraînement fut installèe dans l'enceinte
du temple Eishoji à Tokyo et Jigoro Kano avait alors neuf élèves
évoluant sur les douze premiers tatamis.
Le Kodokan déménagea à plusieurs reprises, gagna des disciples, fit ses
premières rencontres avec d'autres styles Ju-Jitsu. Ses disciples
étaient tous aussi passionnés que lui.
Ainsi fut mis au point le Gokyo : les techniques de projections
regroupant 40 projections de base réparties en cinq séries de huit
mouvements suivant cinq principes. Des procédés d'entraînement à
caractère éducatif augmenta le nouveau Judo, comme la mise au point des
Ukémis : brise-chute.
Il élimina de sa méthode les prises dangereuses et les coups frappés de
l'ancien Ju-Jitsu pour ne retenir que ce qui était praticable en assaut
sportif, nan dangereux. L'essentiel du nouveau Judo fut composé de
projections et d'immobilisations.
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En 1886, il fut plusieurs voyages en Europe. Il effectua plusiers
démonstrations dont une, pour la première en France, à Marseille.
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En 1922, il rencontra maître Funakoshi Gishin, père du Karaté
moderne, et l'invita à une démonstration dans le cadre du Kodokan.
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Le
jeune Kano était brillant dans ses études mais, de par sa constitution
menue, il ne pouvait pratiquer les activités sportives de l'époque et
était continuellement confronté aux moqueries et aux mauvais
traitements de ses camarades plus robustes que lui. Il décida alors de
se fortifier physiquement en suivant un programme de développement
musculaire : la gymnastique et le base-ball.
C'est à partir de ce moment, alors qu'il était étudiant à l'Université
de Tokyo, qu'il décida d'étudier un style de Ju-Jitsu : le Tenjin
Shinyo-ryu, enseigné par maître Fukada Hachinosuke. Dans cette école,
ilétudiat les coups frappés : Ate-Waza, et les techniques de contrôle
:Katame-Waza. Il fut tout d'abord surpris puis ensuite passionné pour
cet art martial et progressa très rapidement car maître Fukada avait
peu d'élèves.
Jigoro Kano remonte dans le passé à l'heure où la jeunesse japonaise ne s'intéresse plus qu'au
moderne.
Sous la direction de maître Likubo Tsunetoshi, il découvrit un style de
Ju-Jitsu apparaissant d'avantage comme un art, ainsi qu'une devise
qu'il fera sienne : "minimum d'énergie, maximum d'efficacité".
Il décida ensuite de faire une synthèse sur le Ju-Jitsu. Il se servit des documents et
manuscrits qu'il emprunta pour agrandir ses connaissances sur le Ju-Jitsu.
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En
1882, sa synthèse sur le Ju-Jitsu pris forme. Elle était rationnelle,
puisant ses racines dans ce qui s'était fait de mieux autrefois, dans
des écoles désormais oubliées de tous. Mais surtout, il entrevit que
les possibilités d'un art martial était bien au-delà du physique et
qu'entant qu'école de maîtrise de soi celui-ci pouvait être un moyen
d'élévation humaine, un levier pour le développement moral pour
l'individu comme pour la société.
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D'autres
y avait pensés avant lui, notamment Jikishin-ryu. Mais de par son rang
qu'il occupera dans la société, de par son talent pédagogique et sa
position communicative, Jigoro Kano aura l'impact nécessaire à la
popularisation de l'appellation, qui relit une idée généreuse et un
idéal élevé.
En remplaçant "Jitsu" par
"do", il sauva un vieil art martial de l'oubli en lui donnant une autre dimension.
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En
février 1882, le Judo "Kodokan", institut du grand principe, ouvrit ses
portes et fut un véritable laboratoire de recherches et de mis au
point. La première salle d'entraînement fut installèe dans l'enceinte
du temple Eishoji à Tokyo et Jigoro Kano avait alors neuf élèves
évoluant sur les douze premiers tatamis.
Le Kodokan déménagea à plusieurs reprises, gagna des disciples, fit ses
premières rencontres avec d'autres styles Ju-Jitsu. Ses disciples
étaient tous aussi passionnés que lui.
Ainsi fut mis au point le Gokyo : les techniques de projections
regroupant 40 projections de base réparties en cinq séries de huit
mouvements suivant cinq principes. Des procédés d'entraînement à
caractère éducatif augmenta le nouveau Judo, comme la mise au point des
Ukémis : brise-chute.
Il élimina de sa méthode les prises dangereuses et les coups frappés de
l'ancien Ju-Jitsu pour ne retenir que ce qui était praticable en assaut
sportif, nan dangereux. L'essentiel du nouveau Judo fut composé de
projections et d'immobilisations.
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En 1886, il fut plusieurs voyages en Europe. Il effectua plusiers
démonstrations dont une, pour la première en France, à Marseille.
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En 1922, il rencontra maître Funakoshi Gishin, père du Karaté
moderne, et l'invita à une démonstration dans le cadre du Kodokan.
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En
1930, il rencontra Maître Morihei Ueshiba, fondateur de l'aïkido. Il
décida d'envoyer plusieurs de ses élèves étudier l'Aïkido. Mais il
était trop tard pour créer une synthèse de tous les anciens Budo.
D'autres maîtres avait pris place dans le monde du Budo, auquel la
jeunesse japonaise s'intéressait désormais de plus en plus. Les grandes
voies du combat à "mains nues" : Aïkido, Judo, Karaté continueront
d'évoluer séparément. Jigoro Kano devait partager dans un monde où
quelques trente ans auparavant, il avait été un des seuls à croire
encore en un avenir des anciens arts martiaux de son pays.
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En
1938, au Caire, il proposa lors de la réunion du Comité Olympique
International de faire admettre le Judo aux J.O.. Mais il mourut à son
retour, le 4 mars 1938, à l'âge de 78 ans, d'une pneumonie sur le
bateau Hikawa.
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